moon

 

Presque trois ans sans article pour cette rubrique. Je sais bien que le temps passe plus vite que l'on ne voudrait, mais tout de même ! D'ailleurs de temps , il en sera question aujourd'hui, car l'on va en manquer. Dramatiquement.

 

 

 

Nous sommes le 17 Novembre 2000, j'ai 19 ans depuis peu.  Après avoir subi l'attente depuis le mois d'Avril de la même année et rongé les tests de la version Japonaise, The Legend of Zelda: Majora's mask est enfin chez moi,  prêt à faire chauffer ma Nintendo 64 vieillissante -mais encore vaillante- et son Expansion Pack.  Le fait qu'il soit un épisode de Zelda suffisait déjà largement à me faire brûler d'impatience, mais ce mécanisme de temps très limité à gérer sous peine de fin du monde piquait davantage ma curiosité. Ainsi , lors de mes premières heures de jeu après le relativement long prologue, la première chose que je fis fut d'aller voir ce qu'il se passait lorsque le temps imparti touchait à sa fin. Je n'ai pas été déçu, mais je ne m'attendais pas à une telle...noirceur.

Des moments stressants, sombres, tristes (rayez la mention inutile) , nous en avions déjà connu avec la série à ce moment là. Mais le désespoir induit par la musique qui accompagne ce moment ultime du jeu est absolument étouffant. Les cieux semblent vibrer sous l'assaut de la Lune grimaçante , à moins que ce ne soit son propre chant de mort qui nous siffle aux oreilles, tandis que les violons et le clavecin ajoute au coté inexorable de la situation. Quoi que nous entreprenions, il est quasiment déjà trop tard, et ce monde bigarré que nous venons de découvrir va mourir. Ni plus, ni moins.

Dix huit ans plus tard, après diverses discussions sur le jeu , que je viens récemment de recommencer pour le simple plaisir dans sa version originale (Et après avoir accessoirement , terminé de manière scolaire et empressée la formidable version 3DS) , j'en suis venu à une conclusion: il s'agit sans doute là du moment le plus noir qu'un jeu m'ait fait vivre. Toute époque et genre confondus.

 

 Dédié à mon bon Wabsou.